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Séjour de recherche Monica Grigore 2011

En avril 2012, j’ai participé à la conférence organisée par International Study of Religion in Eastern and Central Europe Association (ISORECEA), Religion and Power Relations in Central and Eastern Europe, qui s’est déroulée à Iasi, Roumanie. C’est dans la section « Religion, power and well-being » que ma communication, intitulée Influencing fate. Popular beliefs and religious practice in Orthodoxy, s’est inscrite - voir dans le programme de la conférence pour le 20 avril 2012.

Cette participation a été possible grâce à la bourse offerte par le Centre canadien d’études allemandes et européennes.

Cette conférence a représenté aussi une bonne occasion de discuter avec d’autres sociologues roumains sur la manière dont l’Orthodoxie peut être étudiée en Roumanie. À la suite de ces rencontres, j’ai réalisé un entretien d’expert avec le sociologue Malina Voicu.

La conférence ISORECEA, qui a coïncidé avec la période du Pâques orthodoxe (le 15 avril 2012), a représenté aussi le début de mon travail de recherche en Roumanie. Mon projet de thèse a pour objet un large répertoire de rituels et de croyances mobilisés autour de l’idée de pouvoir influencer le sort, répertoire qui dépasse parfois la frontière de l’église. Ainsi, le fait d’aller dans des pèlerinages pour prier et embrasser les reliques et les icônes censées faire des merveilles ou le fait de se doter avec des artefacts religieux comme l’eau bénite, les icônes ou l’huile sainte ont comme but de fins spirituelles, mais aussi de fins plus pragmatiques comme celles de résoudre de problèmes quotidiens de la vie (maladies, pauvreté, réussite sociale ou professionnelle).

Ma recherche ne propose pas une analyse des dogmes, mais plutôt de comprendre la religion vécue des Roumains de culte orthodoxe dans le contexte postcommuniste. J’envisage la religion vécue comme étant un lieu où la religion, la magie et la superstition s’entrecroisent sans avoir la conscience d’une contradiction avec les doctrines religieuses. Pour ce faire, j’ai organisé mon travail de recherche en Roumanie en deux séjours : 12 avril – 31 mai 2012 et 12 septembre – 3 décembre 2012.

Mon premier séjour en Roumanie, qui a débuté le 12 avril 2012, visait de réaliser une observation participante dans trois églises situées à Bucarest et de déboucher les premiers entretiens. En suivant mon plan de recherche, j’ai fait une observation participante dans trois églises situées à Bucarest : l’Église Kretulescu, l’Église St Nicolae Intr-o Zi et la Patriarchie roumaine. À la suite ces observations, j’ai décidé d’aller dans un pèlerinage au monastère Prislope, en Transylvanie.

La richesse des observations faites durant ce pèlerinage m’a déterminée de continuer cette piste de recherche. Deux autres pèlerinages ont suivi celui au monastère Prislop. Dans la même période, j’ai réalisé une dizaine d’entretiens semi-directifs. Un regard attentif a été accordé aux gestes quotidiens posés par des individus dans l’espace public et privé. De même, une attention spéciale a été accordée à la prise de photos et aux artefacts religieux comme l’eau bénite, les icônes et l’huile sainte.

Une recherche documentaire a été faite à la Bibliothèque Centrale Universitaire Bucarest. À la suite du travail de terrain fait durant ce séjour, j’ai organisé mon deuxième séjour de recherche en Roumanie.

Monica Grigore