CCEAE/CCGES-Université de Montréal
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Rapport séjour recherche Stéphane Roy Desrosiers

Le Centre canadien d’études allemandes et européennes Université de Montréal 3744, rue Jean-Brillant, bureau 525 Montréal (Québec) Canada H3T 1P1

Le 7 septembre 2017

Objet : Rapport faisant suite à l’obtention d’une bourse du CCEAE pour un projet de recherche

La présente se veut un compte rendu (de mi-parcours) de mon projet de recherche en Allemagne débutant le 1er juin et se terminant le 31 décembre 2017. Pour ce projet de recherche, j’avais identifié quatre objectifs principaux : i) un perfectionnement linguistique en allemand par des cours intensifs pendant une durée de trois mois en plus d’une immersion en Allemagne ; ii) une participation à des conférences ou un colloque sur le philosophe allemand F. Nietzsche, auteur qui fait l’objet de ma recherche doctorale ; iii) un travail de terrain au Landes-Bibliothek Baden-Württemberg de Stuttgart qui me permettrait d’approfondir et d’élargir la recherche relative à mon doctorat ; iv) enfin, des séminaires de philosophie sous la supervision d’un directeur d’accueil qui travaille dans mon champ d’intérêt et qui m’aidera à élargir mon réseau de contacts pour la suite de mes études. J’ai le plaisir d’annoncer que j’ai pu réaliser à la mi-parcours de mon projet de recherche les deux premiers objectifs. Une fois à Stuttgart et en étudiant à l’Université de Stuttgart à partir du mois d’octobre jusqu’au mois de décembre 2017, je serai alors en mesure de compléter les deux derniers objectifs.

Jusqu’à présent, c’est-à-dire à mon arrivée en Allemagne et plus particulièrement durant les mois de juin, juillet, août et septembre, j’ai habité à Freiburg im Breisgau tout en suivant des cours d’allemand à l’Université Albert Ludwig de Freiburg. Le mois de juin fut consacré plus spécifiquement à ma recherche doctorale. J’ai profité de ce mois sans cours, c’est-à-dire avant de commencer les cours de langue, afin de lire une bonne partie de la correspondance de F. Nietzsche. Cette dernière étant écrite entièrement en allemand, j’ai pu pratiquer ma compréhension écrite de l’allemand en ayant en même temps la chance de mieux saisir le contexte dans lequel le philosophe a pu écrire quelques-uns de ses ouvrages. Puisque ces lettres relatent la vie quotidienne du penseur, elles forment un précieux aperçu de la genèse de ses ouvrages et plus généralement de sa vie : soit, ses amis, ses objectifs sur le plan philosophique, ses problèmes au regard de la composition de ses ouvrages, ses projets futurs, ses problèmes de santé, etc. Lors de la rédaction de ma thèse, je suis persuadé que je pourrai mettre à profit quelques-unes des informations contenues dans ces lettres. À partir du mois de juillet jusqu’à la fin du mois de septembre, j’ai suivi des cours intensifs d’allemand. Cinq jours sur sept, de 9h00 à 12h30, j’ai pu suivre ces cours pour lesquelles l’accent était parfois mis sur la grammaire, parfois sur l’expression orale et écrite. Suite à ces cours, il était toujours possible d’assister à des séminaires non-crédités de deux heures (de 14h00 à 16h00) offerts par le Sprachlehrinstitut der Albert-Ludwigs-Universität Freiburg. J’en ai justement profité pour en suivre deux, dont l’un intitulé Lesen, schreiben und Grammatik et l’autre intitulé Die Kunst und das Vergnügen deutsche Sätze zu bilden. Ces séminaires visaient surtout une meilleure maîtrise des difficultés de la langue allemande à l’aide d’exercices pratiques. Alors que j’ai atteint le niveau B1.2/B2 (niveau intermédiaire/avancé) selon le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) et suite à des études à l’Université libre de Berlin pendant un an et demi en 2012-13, cette formation linguistique continue demeure incontournable puisque, comme mon projet doctoral sur le philosophe F. Nietzsche en témoigne, je m’appuie sur une lecture exhaustive de son Œuvre et de sa correspondance en allemand. De plus, ces cours me permettront d’entreprendre du bon pied les séminaires de mon directeur d’accueil, le Dr. Claus Zittel de l’Universität Stuttgart, qui vont surtout se dérouler en allemand durant la session d’automne 2017 à partir du mois d’octobre. J’avais l’intention de me rendre à Stuttgart à partir du mois d’août, mais j’ai dû me raviser puisque les cours et séminaires de la session d’automne débutent seulement en octobre en Allemagne. Néanmoins, j’en ai profité pour suivre d’autres cours d’allemand à mes frais. De plus, avant de me rendre à Stuttgart, j’aurai l’occasion de rencontrer le Dr. Zittel en personne à un colloque sur F. Nietzsche qui aura lieu à Sils Maria en Suisse entre le 28 septembre et le 1er octobre 2017. Ce dernier présentera lors du colloque. Et d’ailleurs, il est au courant de ma participation. Par le fait même, j’aurai aussi l’occasion de réaliser un objectif important de mon projet de recherche qu’est celui de participer à un colloque sur Nietzsche. Sils Maria est en quelque sorte devenu un lieu de pèlerinage pour les chercheurs qui font de la recherche sur F. Nietzsche puisque certaines de ses intuitions philosophiques les plus intéressantes ont émergé dans cette petite ville. Sur les lieux, il est également possible de visiter le Nietzsche-Haus et ses expositions, c’est-à-dire l’ancienne résidence du philosophe lorsqu’il demeurait à Sils Maria, ce que j’ai notamment l’intention de faire.

L’intérêt de mon projet de recherche quant à ma formation universitaire se fait déjà sentir alors même que pour l’instant, je suis seulement à mi-chemin dans mon projet de recherche : i) j’ai pu suivre trois cours intensifs d’allemand à l’Université Albert Ludwig de Freiburg qui m’auront permis de passer d’un niveau B1.2/B2 (niveau intermédiaire/avancé) selon le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) à un niveau C1.1/C1.2 (niveau avancé) ; ii) j’ai pu également participer à des séminaires du Sprachlehrinstitut der Albert-Ludwigs-Universität Freiburg afin de parfaire ma formation linguistique ; iii) dans quelques semaines, j’aurai aussi accompli l’objectif de participer à un colloque en assistant aux conférences de l’un des plus importants colloques sur F. Nietzsche à Sils Maria, dont la conférence de mon directeur d’accueil, le Dr. Claus Zittel ; iv) j’ai pu lire et mieux comprendre la correspondance écrite de F. Nietzsche en allemand en grande partie grâce à ma formation linguistique. Enfin, durant la deuxième partie de mon projet de recherche, du mois d’octobre à la fin du mois de décembre, je pourrai compléter à partir de Stuttgart mes deux derniers objectifs, soit celui d’avoir un accès au Landes-Bibliothek Baden-Württemberg dans laquelle on retrouve des publications (ouvrages, revues, périodiques) en philosophie allemande qui viendront appuyer ma recherche, de même que la possibilité de participer aux séminaires de mon directeur, le Dr. Claus Zittel, à l’Université de Stuttgart. J’aimerais terminer ce rapport en remerciant le Centre canadien d’études allemandes et européennes puisque sa générosité m’a permis d’accomplir mon projet de recherche. Le fait d’avoir pu étudier ailleurs que dans mon université d’attache a toujours été indéniablement bénéfique pour mon parcours académique. C’est pourquoi je conçois comme étant un objectif en soi de compléter des séjours de recherche à l’étranger, et en l’occurrence, ces derniers temps, en Allemagne.

Stéphane Roy-Desrosiers