CCEAE/CCGES-Université de Montréal
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Rapport du séjour de recherche de Pascal-Anne Lavallée

Rapport faisant état des objectifs réalisés lors de mon séjour de recherche

En contrepartie de la bourse que le Centre Canadien d’Études Allemandes et Européennes a généreusement décidé de m’octroyer, je souhaite porter à votre connaissance les objectifs que j’ai réalisés lors de mon séjour de recherche à la IX Magis Gorizia International Film Studies Spring School, qui a été organisée par l’Università degli Studi di Udine et l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle (en collaboration avec l’Universiteit van Amsterdam, l’Universitat Pompeu Fabra Barcelona, la Ruhr-Universität Bochum, l’Université de Liège, l’University of Malta, l’Università Cattolica del Sacro Cuore Milano, l’Università degli Studi di Pisa, l’Universitat de Valencia et l’Associazone Culturale Maiè, le CineGraph et le CineFest d’Hambourg ainsi que le GRAFICS de l’Université de Montréal), et qui a eu lieu du 8 au 14 avril 2011 à Gorizia, en Italie.

Ce colloque, qui avait pour thème « The Archive. Memory, Cinema, Video and the Image of Present », était divisé en quatre grands volets : Cinema & Contemporary Visual Arts, Archive & Post-Cinema : videogame/animation/comics, Cartography & Pornographic Audiovisual, The Film Heritage. C’est dans la première section, celle sur le cinéma et l’art contemporain, que ma communication, intitulée « L’inscription d’Auschwitz sur les images d’archives. Le montage comme révélation », s’est inscrite — voir dans le programme ci-joint le lundi 11 avril, séance du matin (http://filmforum.uniud.it/Gorizia.html).

Dans le cadre de cette communication, je me suis intéressée à deux séries de photographies — sur lesquelles ont été inscrites, entre avril et juin 1944, les camps d’Auschwitz —, séries mises en confrontation par le cinéaste et vidéaste allemand d’origine tchèque Harun Farocki dans son film essai Bilder der Welt und Inschrift des Krieges (Images du monde et inscription de la guerre, 1988). En interrogeant ces deux séries d’images à travers le montage spécifique qu’en fait Farocki dans son film, j’ai tenté de mettre l’accent sur la nécessité de penser et de repenser ces images de façon critique, dans le but de faire voir ce qui n’est peut-être pas visible a priori, et pour montrer, enfin, que le sens de certaines images peut être révélé, éclairci ou mieux compris par leur montage.

Cette communication s’est inscrite dans le prolongement de mon projet doctoral (dirigé par Philippe Despoix au Département de littérature comparée), mais également des recherches menées par le groupe « Médias et mémoire. Perspectives croisées sur l’Allemagne contemporaine » du CCEAE et du colloque Farocki que l’équipe avait organisé en 2007 avec la collaboration du Centre de recherche sur l’intermédialité (CRI), de la Galerie Leonard & Bina Ellen (Concordia University) et du Goethe-Institut.

Ma participation à cet important colloque m’a semblé profitable à tous points de vue : en partageant mes idées, d’une part, et en prenant bien note des questions et commentaires que ma communication a suscités et qui me permettront d’approfondir mes intuitions de recherches, mon analyse, mon angle d’approche, mais aussi en assistant aux riches, nombreuses et toujours pertinentes communications des autres participants. Ce colloque a bien sûr été le lieu de rencontres privilégiées avec des spécialistes du domaine (Philippe Marion, Hans-Michael Bock, Emmanuel Lefrant, Yvonne Spielmann, Gabriele Jutz et Roger Odin entre autres), mais plus encore un lieu exceptionnel d’échange entre nous tous, doctorants ; j’y ai fait la connaissance d’étudiants (Pia Bolognesi, Giulio Bursi, Sefano Odorico, Giacomo Coggiola, Kristina Pia Hofer, Olivier Mayer) qui seront certainement, dans les années à venir, des interlocuteurs de choix. Aussi, comme chaque soirée était consacrée à la projection de films, j’ai eu la chance de découvrir de nouveaux cinéastes et de nouvelles œuvres (Peter Tscherkassky, Aldo Tambellini, Eija-Liisa Ahtila, Massimo Bacigalupo et autres).

Pascal-Anne Lavallée