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le mercredi 12 septembre 2012

Quel avenir pour la liberté dans l’histoire ?

Quel avenir pour la liberté dans l’histoire ?

Conférence de Myriam Bienenstock (Université de Tours)

Le mercredi 12 septembre 2012 à 17h00

Université de Sherbrooke, Campus principal
Salle du Conseil (A4-166)

Quel avenir pour la liberté dans l’histoire : C’est avec beaucoup de force qu’a résonné ces derniers temps la revendication de la liberté : liberté de religion, liberté de pensée, liberté politique, liberté pour les femmes… La revendication est d’origine gréco-romaine, et relativement récente dans son impact historique : c’est surtout à partir du dix-huitième siècle qu’elle a gagné du terrain, en Europe et en Amérique. Lorsque, au début du dix-neuvième siècle, Hegel en fit l’axe principal de sa philosophie de l’histoire, c’est aussi à ce passé qu’il la rapporta, très explicitement : dès l’Introduction à sa philosophie de l’histoire, il affirma que « l’histoire mondiale est le progrès dans la conscience de la liberté », et il glorifia la Révolution française, ce « magnifique lever de soleil », qui aurait consisté pour l’homme à édifier la réalité effective selon la pensée.

Hegel parla du présent et aussi du passé, mais il refusa de traiter de l’avenir et il fut considéré – à tort ou à raison – comme le penseur de la « fin de l’histoire ».

Pourtant, si la thèse d’un « progrès dans la conscience de la liberté » a un passé, et aussi un présent – n’a-t-elle pas aussi un avenir ? Quelles sont donc les conditions dans lesquelles la liberté pourrait avoir un avenir dans l’histoire – l’histoire de l’Europe et de l’Amérique, certes, mais aussi – pourquoi pas ? – dans l’histoire d’autres civilisations, non européennes, qui furent souvent exclues dans le passé de la considération de l’histoire ? Etait-ce à tort ?