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Bilan du séjour de recherche Vincent Riendeau

Bilan du séjour de recherche Vincent Riendeau

Maîtrise en littérature, études allemandes

Bilan du séjour de recherche en Autriche financé par le Centre canadien d’études allemandes et européennes Vincent Riendeau, Études allemandes, Université de Montréal Le soutien financier du Centre canadien d’études allemandes et européennes (CCEAE) m’a permis de financer une partie de mon séjour de recherche en Autriche en vue de la rédaction de mon mémoire de maîtrise en recherche sur le scandale littéraire, la diffamation et l’auteur autrichien Thomas Bernhard. Le séjour a eu lieu du 20 octobre au 30 novembre 2009 à Vienne et à Gmunden (Haute-Autriche). Céans seront décrits les différentes stations de mon séjour ainsi que leur importance et leur degré de succès.

1. Bibliothèque nationale autrichienne (Vienne ; quatre semaines) Mon projet de recherche ayant principalement pour objet l’auteur autrichien Thomas Bernhard, la Bibliothèque nationale autrichienne s’imposait pour pouvoir avoir facilement accès à toute la littérature secondaire et primaire ayant été publiée en Autriche au sujet de l’auteur en question. Pour ce qui est des ouvrages publiés en Allemagne ou ailleurs, quelques-uns s’y trouvaient naturellement. Mon séjour à la bibliothèque aura duré deux fois deux semaines pour un total d’environ 18 séances de lecture intensive. Les principales difficultés rencontrées résultaient de la rareté de places libres à la bibliothèque et donc de la nécessité, à plusieurs reprises, de lire en position verticale plutôt qu’assise en raison de l’achalandage des salles de lecture. Les rénovations incessantes participaient aussi à ce chaos. En somme, j’ai pu avoir accès à plusieurs thèses et mémoires intéressants mais inaccessibles ailleurs, dont ceux de Manfred Mittermayer, Isle Retzek, Barbara Achammer et Oliver Bentz.

2. Archives Thomas Bernhard (Gmunden, Haute-Autriche ; deux semaines)

J’ai eu l’occasion de parcourir les archives pendant deux semaines tout en habitant le studio prévu pour les chercheurs dans la Villa-Wittgenstein. Ayant déjà effectué un stage aux Archives pendant le mois de juillet 2007, j’ai naturellement jouis d’une certaine facilité à m’intégrer à l’équipe des archives et mon accès aux manuscrits, tapuscrits, correspondances et recensions en fut grandement simplifié ; les pertes de temps résultant de l’habituation, réduites.

Principalement, l’intérêt des archives pour mon projet de recherche fut l’exhaustif accès aux recensions de Heldenplatz (1988), Die Ursache (1975), Holzfällen (1984) ainsi qu’aux chroniques nécrologiques écrites en l’honneur ou au déshonneur de l’auteur. Les correspondances entre l’auteur, son éditeur Siefried Unseld (Surhkamp), la secrétaire de ce dernier et leurs avocats ainsi qu’un accès à certains jugements amphigouriques rendus contre Thomas Bernhard et son éditeur fut d’un intérêt capital. Enfin, la quantité impressionnante de littérature primaire et secondaire m’a permis un accès privilégié aux mémoires, thèses et articles publiés sur l’auteur depuis les années 1960. L’atmosphère conviviale et le contact avec des chercheurs d’importance, des traducteurs et des proches de l’auteur furent d’un apport fulgurant.

3. Faculté de droit de l’Université de Vienne (Vienne ; deux jours)

La facilitation résultant d’un accès gratuit et en ligne aux différents jugements et aux lois ou règlements dont les étudiants et juristes québécois jouissent depuis bientôt maintenant quelques années n’a pas d’équivalent en Autriche. Il fut donc nécessaire pour moi de me rendre directement sur place pour pouvoir lire l’état du droit au temps des procès de Thomas Bernhard. Furent d’un attrait vif les codes criminel et civil (respectivement le StGB et l’ABGB) ainsi que les jugements auxquels je n’avais point eu accès lors de mon séjour aux archives.

4. Vienne

Mon séjour m’aura naturellement permis d’accéder aux librairies de livres d’occasion où j’ai effectivement pu trouvé de vieilles entrevues avec Thomas Bernhard, des ouvrages particulièrement rares (Heldenplatz. Eine Dokumentation. 1989). De plus, les manifestations et l’occupation de l’auditorium maximum par les étudiants autrichiens firent de mon séjour une occasion de fraterniser avec le milieu estudiantin viennois et de questionner les gens sur plusieurs sujets politiques qui sont indirectement d’intérêt pour mon mémoire, à savoir le champ journalistique autrichien, les positions entretenues par les divers médias écrits sur les sujets politiques importants et l’opinion des jeunes sur l’héritage laissé par Thomas Bernhard. J’ai d’ailleurs pu visiter une exposition sur l’oeuvre théâtrale de Thomas Bernhard présentée au Theatermuseum et voir une représentation de sa pièce Immanuel Kant au Burgtheater. Au demeurant, ce fut une remise en contexte socioculturelle capitale pour la rédaction imminente de mon mémoire.